David Hockney s'invite à la Fondation Louis Vuitton le temps d'une grande exposition en 2025

Après Andy Warhol, Jean-Michel Basquiat ou encore Mark Rothko, c’est au tour de David Hockney de se voir consacré le temps d’une grande exposition à la Fondation Louis Vuitton. Le public parisien connaît déjà bien le peintre anglais, qui s’offrait en 2017 une rétrospective majeure au Centre Pompidou. En collaboration avec la Tate Britain de Londres et le Metropolitan Museum de New York, celle-ci présentait ainsi l’une des plus grandes collections jamais exposée de l’artiste. Quelques années plus tard, en 2021, c’est le musée de l’Orangerie qui permettait de découvrir un nouveau chapitre de son œuvre grâce à l’exposition A YEAR IN NORMANDIE – région française bucolique devenue le principal lieu de résidence de l’artiste. À la Fondation Louis Vuitton, ce nouveau moment autour du peintre vient célébrer les dix ans de l’institution installée au jardin d’Acclimatation du bois de Boulogne, juste après avoir mis à l’honneur les grands artiste du mouvement Pop Art, dont Tom Wesselman, et avant de rendre hommage à l’Allemand Gerhard Richter, à l’automne 2025.

David Hockney, le flegme britannique sous le soleil de Californie

On ne le présente plus : il s’agit de l’un des peintres vivants les plus célèbres et influents du monde. Ses tableaux colorés, dont ses piscines explosives, sont reconnaissables d’un seul coup d’œil. Pourtant, son œuvre s’étend bien au-delà de ses surfaces aquatiques. De ses portraits intimes (dont le très touchant My Parents réalisé en 1977, un an avant la mort de son père) à ses plus tardifs paysages normands réalisés à l’iPad, reflet d’une quiétude propre à la vie de l’artiste installé en France, à l’affût des dernières innovations technologiques. Peut-être pourrait-on résumer la vie de David Hockney ainsi : celle d’un chasseur de beauté de tous les instants, d’un homme né en 1937 à Bradford dans le Nord de l’Angleterre, ébloui par le tumulte de Londres lors de sa première visite dans la capitale à 18 ans. Grâce à une bourse d’étude, décrochée grâce à l’un de ses professeurs de l’école d’art de Bradford, il entre à la prestigieuse université Royal College of Art. Là, on prêche les maîtres que sont le Français Edgar Degas ou l’Allemand Walter Sickert. Mais David Hockney, trublion avant l’heure, leur préfère déjà l’indolence et l’espièglerie de Pablo Picasso. Il commence alors à peindre des squelettes, qui plaisent à son entourage. Beaucoup. “J’ai très vite réalisé que j’étais peut-être le meilleur des étudiants londoniens” nargue l’artiste en 2019. Déjà, son envie d’aller voir ailleurs germe dans son esprit juvénile.

R. B. Kitaj : voilà le premier américain qui croise la route du très jeune David Hockney. Leurs intérêts mutuels, en littérature comme en peinture, les rapprochent rapidement. L’Américain achète l’un des squelettes de l’Anglais pour… 5 livres. “Ça me semblait décent à l’époque, de quoi vivre pour une semaine complète !” plaisante-t-il. À 24 ans, l’artiste se rend pour la première fois à New York. Un voyage qui fait office de révélation pour celui qui découvre alors à quel point la vie se fait plus vibrante de l’autre côté de l’Atlantique. Il s’installe définitivement en Californie à 26 ans, et devient rapidement le peintre attitré de cette partie du monde, qu’il décrit volontiers comme “fun et sexy”. Comme la promesse d’une vie sous le signe de la liberté et de l’hédonisme pour un homme homosexuel. Une région comme le miroir de sa personnalité facétieuse, que quiconque pouvait alors remarquer en jetant un simple coup d’œil à la chevelure peroxydée du jeune homme. “Une pub à la télévision disait que les blondes s’amusaient davantage. Comment ne pas vouloir en être ?” expliquait-il alors.

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