Inventé par la société de prévision de tendances WGSN, le concept de “customisation chaotique” recouvre tout ce que le “luxe tranquille” n’est pas : il est excessif, maximaliste, excentrique. C’est le fourre-tout accessoirisé de babioles de Jane Birkin, des Samba d’adidas avec des lacets de toutes les couleurs, ou encore dans des associations hybrides à la Iris Apfel.
Breloques, pin’s, porte-clés…
La “customisation chaotique” est-elle une tendance de plus sur TikTok ? Pas tout à fait. Elle se distingue des trends actuelles parce qu’elle ne se contente pas d’être un simple moodboard réunissant un ensemble de repères visuels connus. Il s’agit avant tout d’un état d’esprit. “Contrairement aux tendances traditionnelles, articulée autour d’une esthétique spécifique, la customisation chaotique est un processus : chacun ajoute des breloques, des patchs et autres pièces en fonction de son humeur, de sa personnalité”, explique la journaliste Amy Francombe dans un article pour Vogue Business. “L’approche est maximaliste et s’inspire du DYI. Elle est le reflet de la tendance au ‘more is more’ en matière d’expression de soi.”
La “customisation chaotique” ne peut donc être définie avec trop de précisions. Identifier trop clairement des pièces phares, c’est aller à contre-courant de la spontanéité et de l’individualité qui la caractérise. En fin de compte, cette tendance consiste à renouer avec une approche plus terre-à-terre de la mode, approche qui n’a pas été façonnée par des algorithmes, mais plutôt guidée par une volonté d’exprimer son histoire, son goût, son histoire, de façonner un style qui n’appartient qu’à soi et pouvant se manifester aussi bien par du minimalisme que par des imprimés tape-à-l’œil.