Dans cette logique, Pauline Dujancourt a choisi d’auréoler sa collection de références liées au concept de floraison grâce à des pièces drapées et sculptées qui donnent l’impression que des fleurs poussent sur le corps. Comme elle le fait si bien, elle s’amuse avec les matières, entre tissus aériens et câbles tricotés à la main, pour créer des vêtements à l’esthétique déconstruite. Tout en délicatesse, la créatrice expérimente et revisite le mohair, le satin de soie, le tulle de plumes… Une robe longue soyeuse drapée se confronte à une jupe toute en transparence, tandis qu’une maille en tresses de laine réalisées en torsade habille un pantalon noir conçu en dentelle. Dominée par des teintes comme le rouge profond et les gris éthérés inspirées des œuvres de l’artiste britannique Tracey Emin qui explorent le deuil et l’espace intangible où les émotions et les souvenirs s’entremêlent, cette collection joue sur les contrastes : entre légèreté, fluidité et radicalité.
À lire aussi sur Vogue.fr :
Le guide ultime des tendances mode homme de l’automne-hiver 2023-2024
Fashion Week automne-hiver 2023-2024 : qu’en est-il de la diversité des corps sur les podiums ?
Quelles sont les couleurs stars de l’automne-hiver 2023-2024 ?