Durant l’automne 2021, nul n’a échappé au phénomène Anya Taylor-Joy dans Le Jeu de la Dame, intelligente et géniale fiction sortie sur Netflix qui retrace le destin fulgurant d’une jeune prodige des échecs. Dans la peau de la géniale Beth Harmon, Anya Taylor-Joy, que l’on avait adorée dans The Witch, captive. Elle reçoit notamment le Golden Globe de la meilleure actrice dans une mini-série. Depuis, l’actrice enchaîne les succès : elle est apparue dans le deuxième volet de l’épopée futuriste Dune, de Denis Villeneuve, aux côtés de ses homologues Zendaya, Timothée Chalamet, Florence Pugh et Austin Butler (eux aussi considérés comme les interprètes les plus influents de leur génération à Hollywood), puis s’est glissée dans le costume de la guerrière Furiosa dans le film de George Miller, présenté au Festival de Cannes 2024. Loin de vouloir laisser le petit écran derrière elle, Anya Taylor-Joy donnera prochainement la réplique à Drew Starkey (révélation d’Outer Banks croisé dans le dernier bijou de Luca Guadagnino, Queer) pour la mini-série Lucky, diffusée sur Apple TV+. Ce nouveau rôle parachèvera-t-il le statut d’icône de l’actrice ? Son actuelle trajectoire, sans faute, le laisse à croire… La preuve en sept films.
The Witch de Robert Eggers (2015)
Nouvelle-Angleterre, 1630. Un couple de colons religieux et leurs cinq enfants vivent à la lisière d’une forêt, loin de toute civilisation. Quand le nouveau-né disparaît mystérieusement et que leurs récoltes se retrouvent sabotées, les membres de cette famille isolée sombrent dans la paranoïa et se montent les uns contres les autres. Dans le rôle de l’aînée de la famille accusée de tous les maux, Anya Taylor-Joy qui incarne ici une version moderne de la final girl, versant féministe et contemporain de la longue lignée des scream queens, plus résistante et vengeresse, bien loin des héroïnes timides du cinéma muet.
© Parts and Labor / RT Features / Collection Christophel
Split de M. Night Shyamalan (2017)
Avec Split, Anya Taylor-Joy opère un second passage dans l’horreur. À l’écran, on voit trois jeunes filles enlevées par un homme doté de 23 personnalités différentes. Tour à tour enfant, bourgeois ou adolescent, Kevin (James McAvoy) se dit également possédé par “La Bête” qui peut surgir à tout moment. Enfermée chez ce déséquilibré, Casey (Anya Taylor-Joy) doit composer avec ces facettes et tenter de déceler la brèche qui pourra la sauver d’un sort cruel. Un thriller psychologique haletant qui révèle l’actrice au grand public. Celle-ci reprendra son rôle dans Glass, sorti en 2019.