La Fashion Week de Londres adopte des nouvelles règles en matière de développement durable

La Fashion Week de Londres deviendra la première des “quatre grandes” Fashion Weeks à imposer des exigences de durabilité aux marques qui défilent.

La Fashion Week Copenhague, une pionnière

Lundi, le British Fashion Council (BFC) a annoncé qu’il adoptait les normes mises en place par la Fashion Week de Copenhague à l’automne-hiver 2023-2024. Ces dernières comprennent une stratégie ESG (Environmental, social, and governance), une politique de diversité et d’inclusion pour l’embauche, l’utilisation de certains matériaux et la suppression des accessoires à usage unique pour les défilés de mode (notons que la stratégie et les attentes en matière d’embauche sont ajustées en fonction de la taille de la marque).

Les exigences du British Fashion Council seront d’abord appliquées tout au long de l’année 2025 avec les marques qui font partie de son programme d’incubation Newgen. La mise en œuvre complète s’appliquera à toutes les marques à partir de janvier 2026. L’initiative Newgen comporte déjà des critères d’admission prenant en compte la durabilité.

“Nous sommes ravis de nous aligner sur les critères de durabilité de la Fashion Week de Copenhague dans le cadre de BFC Newgen (…). Il réaffirme notre engagement à susciter des changements positifs dans l’industrie mondiale de la mode”, a déclaré Caroline Rush, directrice générale sortante de BFC, dans un communiqué. “C’est une étape importante et cela témoigne de notre volonté que le développement durable fasse partie intégrante de l’avenir de la mode. Ensemble, nous créons un cadre qui permet aux entreprises émergentes de montrer la voie et de contribuer de manière tangible à rendre l’industrie plus durable et plus responsable”.

Les peaux exotiques

Les exigences imposées par le BFC émanent de son groupe de réflexion axé sur la durabilité, l’Institute of Positive Fashion (IPF), créé en 2020. En novembre 2024, la Fashion Week de Londres devenait dans cette perspective la première des quatre grandes semaines de la mode à interdire l’utilisation de peaux exotiques telles que le crocodile et le serpent (Copenhague a interdit les peaux exotiques en mars 2024).

Les créateurs londoniens ont tendance à être plus petits et moins bien établis que les géants du luxe de Paris et de Milan, ce qui rend sans doute plus aisée l’application des critères de durabilité. Les nouvelles exigences du BFC pourraient ainsi être l’occasion pour les créateurs de Londres de se démarquer sur la scène mondiale en montrant la voie et cela, en promouvant notamment des pratiques environnementales avant-gardistes.

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