Le pouvoir de la superposition fait un effet maximal au défilé Prada automne-hiver 2025-2026

On se demande toujours quel sera l’avenir de la mode et quelles sont les attentes de ceux qui la commentent et l’achètent, conscients qu’ils portent ensuite ce qui leur donne confiance en eux. Un dialogue qui a dû être inépuisable au cours de cette dernière période entre Miuccia Prada et Raf Simons, et auquel a répondu le concept romantique de suivre son propre tempérament.

Que faut-il retenir du défilé Prada automne-hiver 2025-2026 ?

Unbroken Instincts est le nom choisi pour la collection Prada homme automne-hiver 2025-2026. Une collection conçue comme une manière d’exprimer notre façon personnelle de nous habiller (qu’il s’agisse de femmes ou d’hommes), cette mode qui fait de plus en plus l’objet de recherches et de discussions.

Prada automne-hiver 2025-2026

Vogue Runway

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Une enquête, menée par les deux créateurs de Prada, sur la nature humaine et sur ces impulsions viscérales que l’homme utilise comme outils essentiels de créativité car, après tout, chacun d’entre nous recherche toujours la sécurité dans les vêtements. Ou, à la manière de Prada, des pulsions primitives qui élèvent la passion au-dessus de la raison. “Dans l’instinctif, un nouveau raffinement et une élégance intime et sauvage peuvent être révélés. Les contrastes involontaires donnent naissance à des combinaisons inattendues et séduisantes, le corps s’habille en se libérant des contraintes de la raison”, expliquent-ils.

Prada automne-hiver 2025-2026

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Un concept très cher à Raf Simons se manifeste dans cette collection, à savoir la capacité du cinéma à être le moyen d’un sentiment de liberté que l’esprit se remémore spontanément. Ainsi, avec Miuccia Prada, il prend le risque de le transposer sur le podium en mettant en scène des références qui nous sont chères.

Les vestes deviennent ultra-enveloppantes, les imprimés (avec un motif à carreaux, ainsi que des doudounes) sont mélangés à volonté, et les symboles, tels que les ancres, les trèfles à quatre feuilles, les ballons de basket et même les épingles à fleurs, deviennent des amulettes qui protègent et dans lesquelles chacun de nous trouve un sens personnel. La première leçon est celle du style : une veste peut être portée sans rien en dessous ou être la cerise sur le gâteau, par exemple dans un exercice de superposition.

Prada automne-hiver 2025-2026

Daniele Venturelli/Getty Images

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Daniele Venturelli/Getty Images

Le défilé Prada a également présenté des Texans, dans des couleurs pop comme le bleu vif ou dans des imprimés floraux, confirmant que l’univers des cow-boys est là pour rester et pour donner une touche personnelle aux looks les plus classiques. Comme le tailoring des manteaux, la rigueur des pantalons qui ne dépassent jamais la malléole et dont la taille est basse, les tricots effilochés, les capuches qui se chevauchent et l’effet de surprise qui peut donner une tenue aussi pratique qu’un pyjama. Liberté aussi dans la combinaison des textures, comme la soie brillante et le cuir lustré qui rencontrent la rugosité de la laine, l’impalpabilité du coton, l’opacité du jersey et la douceur des cols.

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Les espaces de la Fondation Prada vivent un contraste entre la géométrie des années 1920, l’émancipation des années 1970 et l’éclectisme industriel des années 1990. Le lieu, transformé par AMO en une exploration de l’antithèse, présente une structure métallique brute construite sur trois étages et juxtaposée à un tapis tactile de fleurs florales, signé par la costumière et scénographe Catherine Martin. La sensation procurée est un enrichissement de la perception par les deux éléments : l’impression est juxtaposée à la confidentialité, grâce aussi à un jeu de lumière qui évoque, comme les scènes d’un film, notre besoin primordial de nous racheter tout en voulant être avec les autres.

Article original à lire sur vogue.it

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